Loisirs
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Les Tropéziennes, la sandale incontournable de l’été

Une paire de chaussures minimaliste, une semelle de bois de santal, presque spartiate, très confortable, et d’illustres ancêtres venus de la Rome des Césars, la Rome impériale, la Rome des jeux de gladiateurs, et la tropézienne est née. Chaque été ravive son mythe, ces sandales sont désormais une légende, un must have.

Saint-Tropez, la genèse

Depuis plus de 90 ans, un village de pêcheurs sur la Côte d’Azur, Saint-Tropez, est devenu un lieu de culte. C’est le point de référence de la jet set internationale, grâce à une icône des années 50, Brigitte Bardot, mais aussi à une histoire fascinante, celle des « tropéziennes ». Dans les années 20, lors d’un passage touristique à Saint-Tropez, un voyageur commanda à un cordonnier une paire de chaussures destinée à marcher sur la plage des Canebiers. Il voulait des sandales ouvertes, mais robustes, comme celles des gladiateurs romains, qu’il avait vu sur d’anciennes mosaïques.

C’est un artisan d’origine italienne, Domenico Rondini, qui avait ouvert son premier atelier à Saint-Tropez, à deux pas du port, qui réalisa ainsi les premières tropéziennes. Afin de résister à l’eau de mer, les sandales sont réalisées en peau très grasse. La conception de la chaussure en elle-même est très simple, mais seulement en apparence. Elle se compose de 5 bandes de cuir horizontales qui reposent perpendiculairement sur une autre bande centrale. En mémoire de la ville française qui l’avait accueilli de sa Toscane natale, le cordonnier donna à la célèbre sandale le nom de « tropézienne ».

Une référence de la mode

Bien sûr, au fil des années, ces chaussures se sont diversifiées et ont pris des couleurs plus diverses que l’originale. On est passé du gris au rouge, or, violet, bleu cobalt, vert. Les matériaux ont changé, ils sont devenus précieux, irrésistibles, ultra-chic et chers.

Aujourd’hui on trouve des tropéziennes en crocodile, python, nubuck ou parsemées de clous. Dans les années 20, ces sandales font la joie de Colette, Man Ray, et Cocteau. Aujourd’hui, des décennies plus tard, rien n’a changé, la méthode de fabrication reste la même. Dans sa boutique, Alain Rondini a figé l’atmosphère dans le temps, comme dans les années 20. Les sandales sont en suspension dans l’air ou simplement fixées au mur, de vieilles chaises des années 50 accueillent le client qui peut encore entendre le bourdonnement des machines à l’arrière du magasin. Il ne reste plus qu’à choisir le modèle, la couleur, la matière. Un artisan, parfois même le patron, prend l’empreinte de manière traditionnelle. Et le temps d’un verre de vin ou de champagne dans le café le plus proche, le tour est joué, l’acheteur repart avec les mythiques sandales à ses pieds.

Raffinées, issues d’une culture populaire aristocratiques, les tropéziennes ravissent les personnes célèbres comme les touristes. Kate Moss, par exemple, les préfère en rouge, Naomi Campbell en cuir, et la famille Grimaldi les commande directement à Saint-Tropez.

Grâce au choix infini de couleurs, de tailles et de matières, depuis plus de 90 ans les tropéziennes se renouvellent sans cesse, comme toute tradition qui se respecte. Toujours nouvelles, toujours différentes, telle est la recette de leur succès.

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Par Michel P.

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